Chine du 1er août 2004 au 7 septembre 2004

Friday, September 10, 2004

Situation politique en Chine

La situation en Chine selon Amnesty International

Tout d’abord, sachez que de nombreux sites internet sont partout censures en Chine, et notamment les sites d’info en anglais tels Le Times, CNN, ou encore le site anglais d’Amnesty international. Mais cette censure est beaucoup moins forte que celle exercee sur les journaux et les livres, c’est bien simple, on ne trouve rien qui ne soit produit par le gouvernement chinois. Voici ce qui se passe en chine a l’heure actuelle:Des centaines de dissidents politiques et de membres de certains groupes religieux et ethniques ont été victimes d'arrestations arbitraires. Un très grand nombre d'entre eux, dont des prisonniers d'opinion, ont été détenus sans inculpation ni jugement ou condamnés à des peines d'emprisonnement à l'issue de procès iniques. Des milliers de prisonniers politiques et de prisonniers d'opinion arrêtés les années précédentes étaient toujours incarcérés. La torture et les mauvais traitements de prisonniers sont encore des pratiques courantes. Et meme le gouvernement chinois l’admet.L'augmentation alarmante du recours de la peine de mort observée depuis 1990 s'est poursuivie. Amnesty International a enregistré au moins 2 496 condamnations à mort et 1 791 exécutions en 1994, mais ces chiffres sont vraisemblablement bien en deçà de la réalité. En 1994, Amnesty a recensé trois fois plus de condamnations à mort en Chine que dans tous les autres pays du monde réunis. Depuis quelques annees, la Chine mene la campagne “frapper fort”: Durant l’annee 2001, ceci faisant parti de la campagne, les autorites ont rapporte qu’environ 4000 personnes ont ete exectuees, frequemment sans reel proces. Cette politique est encore en vigueur a l’heure actuelle. Le gouvernement garde secret le nombre exact de condamnes a mort. Les peines de mort sont souvent executees juste après le proces, ce qui evite toute possibilite d’appel. Un exemple sordide: Les chinois ont cree une voiture d’execution mobile, afin d’aller directement tuer les gens chez eux. Comme ca, ils evitent des frais, et peuvent directement reccuperer les organes. La facture de la balle est envoyee a la famille. En Chine, la peine de mort est prononcee pour des delits parfois obscures, tels que “dissidence politique”, “separatisme”... Sept ans après la répression spectaculaire de Tiananmem (au moins 2000 morts lors d’une manifestation pacifique), la situation des droits de l'homme en Chine est dramatique. La révolution économique que connaît la Chine depuis quelques années a considérablement amélioré la qualité de vie de nombreuses personnes. Cependant, les réformes économiques ne se sont pas accompagnée de la refonte d'un système judiciaire qui continue de favoriser les violations des droits fondamentaux. Toute expression de dissidence ou toute activité perçue comme une menace se voit réprimée. Les organisations indépendantes de défense des droits de la personne en Chine ne sont pas reconnues par les autorités et les organisations internationales de défense des droits de l'homme ne sont pas autorisées à mener des enquêtes sur les violations en Chine. Toute tentative de former un syndicat ou un parti politique est severement reprimee.La répression peut toucher tout le monde et pas seulement les personnes engagées dans des activités militantes. L'arbitraire règne. La Chine, par ailleurs, conduit une politique de plus en plus dure parce que la croissance économique rapide a entraîné la corruption, la détérioration du climat social et l'augmentation significative de la criminalité. L'application de la peine de mort a été élargie à un plus grand nombre de délits. Malgré cette recrudescence de la répression, une pression constante s'exerce dans la pays pour appeler des changements. L'autorité du gouvernement est de plus en plus souvent mise en question, à la faveur de libertés sociales et économiques accrues. Il y a plus de volonté de défier l'autorité et de sensibilisation aux droits - en particulier au droit de la personne. Les échanges - notamment commerciaux - avec l'étranger permettent d'accéder à un plus grand nombre d'informations normalement censurées par les autorités. La surveillance exercée sur la vie quotidienne connaît un certain relâchement. De nombreux chinois ont accès à la télévision par satellite. La Chine s'est récemment ouverte à internet. Il est désormais possible d'imprimer des articles émanant de sources non officielles, mêmes si ces derniers ne sont souvent publiés que dans des journaux à faible diffusion. Les pays étrangers, alléchés par le formidable marché chinois, ne sont pas tous prêts à accepter la Chine dans la communauté internationale à n'importe quel prix. Pour la première fois, en 1995 les représentants chinois n'ont pas réussi à empêcher qu' ait lieu un débat sur la situation des droits de l'homme dans leur pays au sein de la Commission des droits de l'homme des Nations-Unies. Bien sûr, il ne faut pas se cacher que nombre de gouvernements ont montré qu'ils étaient prêts à faire passer leurs intérêts commerciaux avant les droits de l'homme; ainsi, la rapidité avec laquelle est retombée la condamnation internationale du massacre de la place Tiananmen, le 4 juin 1989.

Ce que nous avons vu nous-meme pendant notre sejour en Chine

La Chine nous a paru etre un pays plein de contradictions. Les faits denonces par Amnesty international ne nous ont biensur pas sauté aux yeux. Cependant, plein de petits details nous ont beaucoup marques. Il est clair que depuis dix ans, la Chine s’est completement liberalisee du point de vue economique, mais du cote social et libertes individuelles, tout reste a faire. A travers les nombreuses discutions avec des chinois de notre age et plus vieux, nous avons realise la totale desinformation et manipulation des foules. Tout ce que nous disons la ne s’appliquent biensur pas a tous les chinois, et certains nous ont dit qu’il y avait probablement quelque chose a changer, puisque la Chine etait devenue plus pauvre que les pays occidentaux, alors que 3 siecles plus tot elle etait en avance. Mais combien de chinois nous ont aussi affirme qu’ils etaient dans un pays ou il y avait une totale liberte, “il n’y a pas de difference avec chez vous, si?”. D’apres ce que nous avons observe, les gens ne savent pas ce qui s’est passé reellement dans leur pays les 60 dernieres annees. - Tiananmen? - “Une fausse revolte organisee par la CIA (les americains ont bon dos!) pour semer le trouble dans le pays.” - (et qui sont ces milliers de chinois pacifiques qui ont ete tues par des chars sous le regard effare du reste du monde, parce qu’ils evoquaient l’idee d’un peu plus de democratie?).- Pourquoi les chinois n’ont pas d’elections et ne choisissent pas leurs dirigeants? - “mais si nous avons des elections, et il y a le choix entre plusieurs parties!”- (nous avons cependant lu ce qui se passe reellement, a propos de ces pseudo-elections. La politique en Chine est TRES obscure, personne ne sait exactement ce qui se passe. Mais globalement, le “bureau politique du parti communiste chinois”, qui est permanent, controle le gouvernement. Il y a effectivement des elections d’une “chambre des representants du peuple”qui est sense elire les ministres, et donner son accord pour les lois. En pratique, c’est le PPC qui designe les membres du gouvernement, et la chambre a le choix entre OUI et OUI. De meme pour toutes les lois. Belle representation du peuple!) Dans les rues, partout, des militaires. En tout 2.9 millions de militaries en Chine! Il faut dire que c’est un grand pays. Mais pourquoi sont-ils majoritairement concentres au Tibet, et dans les regions “autonomes”a risque (la ou il y a une majorite de chinois Hui musulmans, a l’ouest...). Quand nous prenons le train de nuit, il y a des petites televisions (c’est moderne!) qui passent en boucle des programmes de karaoke ou chantent des femmes militaries, avec des joyeux bidas qui reprennent a Coeur joie des chants patriotiques. La premiere fois que l’on voit ca, ca surprend, et ca fait sourire. Mais tres vite, ce n’est plus drole dutout.Comme dans toute bonne dictature qui se respecte, il y a un veritable culte des hommes politiques. Mao est venere, partout son poster, et de nombreux porte-bonheurs sont a son effigie. “C’est vraiment un grand homme, il a fait beaucoup pour la Chine!” (et pour les millions de deportes, intellectuels et opposants politiques, ecrivains, peintres..., il a fait beaucoup aussi? Et ce sont reellement des MILLONS de morts! Ca nous semble fou vu de l’Europe!). A part Mao, les autres dirigeants du PPC ont aussi droit a leurs culte. A la tele, tout le temps durant notre sejour, nous avons vu des reportages sur l’ancien president, et des gens qui pleuraient sa mort en directe pendant des heures. Pathetique.Les chinois ne peuvent pas dire ce qu’ils pensent sur certains sujets. Comme par exemple, cette femme a qui nous demandions innocement ce qu’elle pensait de l’ancien president. Sa reponse: “I can’t tell you, because it is not good to think here. But I can just tell that the new one is a bit better than the last one.”Ca fait froid dans le dos.Et pourtant tout ceci reuni semble certainement trop allarmiste. Il y a aussi beaucoup de choses qui parrait-il ont change ces dernieres annees. Des idees de changement viennent meme de membres du PPC lui-meme. Certains disent que la Chine trouvera ses propres solutions, car en effet, comment appliquer nos modeles occidentaux, aussi plein de failles, a un pays avec une population si nombreuse? (1/5e de la pop mondiale!)

Sunday, September 05, 2004

La Chine de l'Ouest

KUNMING

Il est 5.30 du matin. Yanshuo dort encore mais nous, nous n’avons pasvraiment le choix. Il nous faut absolument prendre le bus public qui nous amene a Guilin pour ensuite attraper le train pour rejoindre Kunming, la capitale de la province du Yunnan. Les bus publics en Chine nous ont en fait souvent pose probleme, leur technique consiste a partir en theorie a une certaine heure mais en pratique a tourner en rond le temps necessaire afin de trouver un nombre suffisant de passagers! Argh, c’est pour cela que nous avons vraiment eu chaud ce matin-la. Neanmoins, nous voila assis dans le train, impatient de rejoindre cette province dans le Sud-Ouest de la Chine. Il s’agit d’une des provinces les plus exotiques, ou 50% de la population ne sont plus des “Han” mais appartiennent a des minorites ethniques. Pour nous commence alors un autre type de voyage. La rencontre de ces minorites nous semblent clairement plus qu’interessant et des notre arrivee dans Kunming, aussi surnommee “capitale du printemps”, nous en apercevons les premiers signes. Mais nous decidons de ne rester uniquement deux jours dans cette ville de 3,8 millions d’habitants. Nous en profitons pour remettre a jour nos albums photos de la Chine et ecrire nos recits de voyage. Mais nous ne pouvons poursuivre le voyage sans avoir goute aux specialtes culinaires locales. Pour trois fois rien, il est possible de deguster leurs soupes typiques, une sorte de bouillon contenant de tres longues nouilles plates “qui traversent le pont” (leur surnom), un regal. Les soupes sont pour nous aussi un vrai casse-tete. Oh la tete de poisson qui nage! Et la un morceau d’une crete de coq, et la un pied de porc! Mais la nourriture en Chine reste evidemment un pur regal. Le marche aux poissons nous fascine toujours autant avec les anguilles, les enormes crapauds, les crabes et tout le reste. Nous rencontrons aussi deux francais expat, un qui cherche du travail sur place et un autre, voyageur. C’est en fait grace a cette rencontre que le periple que nous avons entrepris jusqu’a cette redaction de recit que vous etes en train de lire, a pris la tournure incroyable de voyage fantastique. Nous avons suivi leur conseil d’itineraire pour atteindre Chengdu, la capitale de la province du Sichuan. Nous n’avons plus de temps a perdre, ce soir, nous prenons un bus de nuit (!?) pour rejoindre demain au petit matin Dali. Oui vous avez bien lu, si jamais vous vous trouvez en Chine, par pitie, ne prenez PAS le bus de nuit. Un bus contenant des couchettes sur deux etages avec une place attribuee a chaque personne d’accord, mais quelle sorte de place! Les lits font 1,60 m de longueur et 40 cm de largeur. Et ce n’est pas une blague. Imaginez vous durant toute une nuit sur des chemins caillouteux reduit a ne pas bouger, les jambes pliees et des barres de separations en metal qui vous rentrent dans le ventre. Heureusement, nous avions deux places l’une a cote de l’autre, ce qui nous donnait la possibilite de se tordre vers la droite ou la gauche...clementine avait la place a la fenetre, ideal pour observer les etoiles en roulant, bonne nuit…!

DALI ET LIJIANG

Le corps meurtri par cette nuit (ceci reste exagere, d'accord), nous arrivons litteralement devant les portes de la ville ancienne de Dali, situee a 1900 m d’altitude. Une charmante ville entouree de murailles ou nous sommes pour la premiere fois reellement confrontes a une minorite fdsgs ethnique. La population est principalement composee de “Bai”, installes depuis plus de 3000 ans. En penetrant dans cette ville, nous ouvrons grand les yeux et voyons ces jeunes filles habillees de maniere traditionelle avec leurs costumes blanc et ornaments de toutes les couleurs. Comme nous ne restons qu’une seule nuit, nous joignons un groupe pour parcourir le lac “Erhai” et visiter les villages environnants, chose que nous faisons que tres rarement. Commence alors une visite en quelque sorte qui nous montre a quel point la Chine est differentede...la Chine. Les villages environnants ne sont habites en fait que de cette minorite, gardant des traditions millenaires. Les costumes, les chants et danses que nous avons la chance de voir sont sublimes et les gens plus que charmants. Les marches constituent souvent le meilleur endroit observer tout ceci. L’achat de poules, chiens et autre bestioles, la preparation de mets delicieux locaux, souvent bizarre au gout d’ailleurs, leurs facons de s’habiller, tout cela est absolument incroyable. Notre passera ensuite par d’autres villages et petits temples situes le long du lac Erhai. Un “highlight” restera la peche au cormorans. Il s’agit pour un pecheur, d’utiliser l’efficacite des cormorans pour attraper les poissons sous l’eau et les garder dans leurs cous. Ces oiseaux sont ficeles au niveau du cou, laissant passer l’air pour respirer mais pas le poisson. Il suffit alors de ramasser le poisson dans le bec de l’oiseau. Fallait y penser! Nous quittons Dali le lendemain de notre arrivee pour passer plusieurs jours dans la vieille ville de Lijiang, a plusieurs heures de bus au Nord. Nous nous rapprochons gentilment de la region autonome du Tibet. Deja a l’Ouest de Lijiang s’elevent les pics montagneux du Qianshu avec des maxima locaux a plus de 5500 m. A la sortie du bus, nous sommes comme tres souvent dans des endroits super mignons touristiques, assaillis par de charmantes jeunes chinoises qui veulent nous embarquer dans leur auberge. Et pourquoi pas? Nous suivons la plus mignonne, aie! euh.. non.. celle qui a l’air la plus sympa...et nous nous retrouvons dans une superbe auberge absolument ravissante. Notre impression de la vieille ville de Lijian ce soir-la est simplement irreel, un labyrinthe de ruelles, courelles et ruisseaux. Le rues faiblements illuminees par des lampions semblent aller nulle part. Et pourtant, au coin d’une mini ruelle, nous voici chez nous pour les prochains jours. Superbe chambre double, internet gratuit, une s.d.b (c’est completement incroyable!), un petit paradis en soi. Nous filons direct (après une douche et un lavage integral de notre linge) dans le centre de la ville. Nous decouvrons en fait, qu’il existe deux/trois rues archi touristiques munies d’echoppes de part et d’autres. Mais la ville reste superbe. Nous degustons des galettes locales, du pur sucre a base de mais, le delice absolu après 7 semaines de vie sans sucre…. Nous passerons notre temps a flaner, a profiter en amoureux de ce cote feerique de la ville la nuit. Lijiang est aussi le foyer d’une autre minorite ethnique, les “Naxi”, qui est de principe une societe matriarcale . Une ethnie descendant de tribus Qiang d’origine tibetaine constitue de 290’000 membres. Cette ethnie pocede leur proper langue et ecriture qui ressemble a des hieroglyphes egyptiens. (note de la redaction: nous vous recommandons vivement de voir les albums photo, rdv en juin 2005…) Et oui, en visitant le marche local, le lac “du dragon noir”et de nombreux vieux quartiers, nous remarquons que cette minorite est encore bien active. Tot le matin, il est si agreable de voir les enfants aller a l’ecole, les vielles dames portant leurs sacs en osier sur leurs dos en habit traditionel, allant au marche. Et en effet, a propos de cette societe matriarcale, nous voyons la plupart du temps des femmes morfler avec des charges enormes sur le dos, tandis que l’homme assis a cote fait joujou avec leur dernier bebe. Dans leur langue, le mot pierre + femme = un enorme rocher et le mot pierre + homme = un petit caillou, marrant non?. Et des examples comme cela, il y en a bien d’autres. Nous entrecoupons notre sejour a Lijiang pour passer 2 jours pres du lac “Lugu”, Il s’agit d’un petit lac sur la frontiere Yunnan-Sichuan ou vivent d’autres minorite ethniques les “Yi” et “Mosu” (sous-groupe Naxi). Nous l’avions bien dit, la Chine, c’est tellement varie, c’est absolument incroyable. Ce lac est deja perche a 2685m d’altitude est nous l’atteignons après 6 heures de bus depuis Liijiang. Rien que le trajet en bus se revele deja fabuleux. Comme aucun tunnel n’existe, nous sommes obliges de prendre tous les cols. Et regulierement, le long de la route, nous apercevons des hommes et femmes venant de nous ne savons pas trop ou, portant defois des charges enormes. Plus nous avoncons dans notre voyage, plus nous recontrons des modes de vie incroyables. Ces gens le long de la route vivent souvent tres modestement, voir sous une bache. Arrives dans le premier village, nous rencontrons des femmes en habit rose vif et noir activant leur moulins a prieres. Regulierement, nous croisons des locaux habilles somptueusement, et non ce n’est pas du tout pour le tourisme. Ce peu de temps passé au bord du lac dans un mini village “Mosu” nous fait le plus grand bien. Nous suivons les JO (les chambres sont souvent munis de tele!) et admirons les performances des chinois, car nous ne pouvons suivre QUE les exploits des chinois evidemment. Le matin de notre depart, nous nous etions durant la nuit deja prepare psychologiquement pour 7 heures de bus, voila que nous sommes reveilles par de puissantes explosions. Y a-t-il une attaque de l’artillerie chinoise? Pas vraiment, les villageois sont tous montes sur la colline et font exploser d’enormes petards chinois. Ces trucs sont tellement enormes, qu’ils ressemblent a des batons de dynamite. Bref, par curiosite, nous les rejoignons vite fait et decouvrons alors un rituel pour les funerailles d’un des leurs! Ce que nous voyons est hors du commun. Nous assistons sans le vouloir a une ceremonie melant la religion locale (Dongba) et le boudhisme tibetain. Des “pretres” chantonnent incessemment des chants tandis que le bucher avec le corps du defunt s’embrase. Une femme crie et pleure toutes les larmes de son corps. C’est tout simplement incroyable. Nous retournons a Lijiang et prenons le lendemain le bus pour Zhongdian, a 198 km au Nord-Ouest pour commencer un parcours de plusieurs jours a travers le Sud du Sichuan pour finalement se retrouver a Chengdu d’ou nous vous ecrivons en ce moment meme.

“LA PETITE PORTE DU SICHUAN”

Le bus est deja la et part dans 30 minutes. Nous en profitons pour faire nos rations de biscuits, d’eau et de pellicules photos. Le temps de mettre nos sac a dos sur le toit, nous nous installons sur nos sieges minuscules ou nous n’avons pas la place d’y mettre nos jambes devant nous. Les chinois sont petits, c’est connu (voir bus de nuit plus haut). Commence alors un trajet de 6 heures pour parcourir un trajet que nous pourions parcourir en France a TGV en 40 minutes. Mais plus nous avoncons, plus nous apprecions de voyager ainsi. Durant le parcours, des paysages a couper j klj le souffle se presentent a nos yeux. Des enfilades de cols et de routes completement defoncees et tortueuses se faufilent sur les flancs de montagnes. Pendant plusieurs jours et durant tout notre periple pour atteindre Chengdu, capitale du Sichuan, les visages seront souvent les memes. Des tours, contours, detours et retours de la route nous font faire des heures et des heures de bus pour a chaque fois parcourir au maximum...250 km! La premiere etappe est donc Zhongdian a 3200 m d’altitude! Il n’y a plus de doutes, nous sommes a deux pas du Tibet. D’ailleurs, les villes que nous parcourrons seront essentiellement tibetaines, respectivement Xiancheng, Daocheng, Kangding et finalement Chengdu. C’est un parcours ideal pour ceux qui ne se rendent pas au Tibet (ce qui n’est pas le cas pour nous car nous nous envolons après-demain pour Lhassa, youpppiiiiii). A Zhongdiang, nous nous posons dans une charmante auberge tibetaine et partons rapidement voir l’ancienne ville. Tiens, des moines tibetains! Avec leurs tuniques rouges flamboyantes, leur telephones portables et leur chaussures “Nike”, ils ont fier allure. Durant tout notre trajet, nous recontrerons souvent des moines. Trois d’entre eux ont d’ailleurs fait un bout de chemin avec nous en bus et nous avons rapidement pu constater qu’ils ne devaient pas vraiment se laver souvent...9 heures de bus plus loin, a Xiancheng, pour dormir, nous atterissons dans une maison tibetaine de toute beaute. Le dortoir est decore et peint de part et d’autre. La maison entiere est decoree, c’est une sorte de conte de fee. Mais la ville tout sauf touristique nous montre un autre cote des villes chinoises reculees. Dans la rue se baladent avec nous les cochons et les vaches maigrichonnent. Nous profitons de notre temps pour visiter un superbe temple, les moines boudhistes sont reconnus pour leur accueil chaleureux et leur gentillesse. Nous passons ensuite par Daocheng ou nous profitons de sources chaudes pres de notre auberge pour enfin nous laver. C’est super sympa le voyage en pleine brousse, mais se laver de temps en temps, c’est quand meme agreable! Entre Daocheng et Kanding nous roulons durant 13 heures. Kangding se trouve au pied de la montagne Gongga qui culmine a 7550m d’altitude, c’est fou. Par chance, nous arrivons lors d’un festival des minorite ethniques. C’est absolument superbe. La ville a installe pour l’occasion une estrade sur la place principale et durant trois jours entiers, des groupes et ethnies de toute origine geographique se presentent sour leurs plus belles parures. Nous rejoignons finalement Chengdu dans un bus magnifique et moderne avec de la place pour les jambes et une tele. Le chauffeur nous selectionne “modern times” de Charlie Chaplin, qui se prete parfaitement a notre voyage. Ces quelques jours ont ete absolument superbes et constitues de paysages epoustouflants et pour une premiere approche du monde tibetain. Il faut egalement dire qu’il ne se passe pratiquement pas deux jours sans que nous ne fassions de nouvelles connaissance. Notre voyage est bourree de rencontres en tout genre, ce qui le rend d’autant plus riche.

CHENGDU

En arrivant a Chengdu, nous retournons en quelque sorte a la civilisation. Nous nous posons pour plusieurs jours dans une charmante auberge au beau milieu d’un ancien quartier a maisons basses. C’est ici que se trouve le center de recherche sur les pandas qui vivent dans cette region. Ils sont malheureusement en voie de disparition, notamment du au fait que sa nourriture principale, des bambous specifiques, sont en train de disparaitre par la construction d’infrastructures pour l’homme et aussi du au fait que le panda est sexuellement tres paresseux. Une excursion la-bas nous a rendu completement dingue de ces animaux. Ils sont tout simplement trop mignons. On dirait de grosses peluches douillettes. Mis a part le developpement de nos photos et la visite de temps en temps d'un truc ou deux, nous nous prenons le temps de ne rien faire. En fait, nous avons un vol confirme avec Air China pour rejoindre “Lhassa” le 7 septembre. Nous nous rejouissons enormement de visiter cette partie de la Chine qui suscite pas mal de conflits entre tibetains et le gouvernement chinois. Mais ca c'est une autre histoire!...

Friday, August 20, 2004

La Chine orientale

HUANG SHAN

Nous avons quitte Shanghai et son incroyable modernite (ce n’est pas exagere,quelle effervescence !) avec un grand besoin de paix et de ressourcement. Suivant les conseils de nos amis de Shanghai, nous sommes partis pour le site tres celebre en Chine de Huang Shan (la montagne jaune, sacree). Il s’agit en fait d’environ 70 pics rocheux, haut de 2000 a 3000m : Pour imaginer a quoi ca ressemble, c’est tres simple : Vous voyez les peintures chinoises toutes verticales, avec des montagnes abruptes, des arbres aux formes biscornues, des nuages a mi-hauteur, et des petits temples et pagodes tout le long ? Bon, et bien c’est exactement ce a quoi cet endroit ressemble. D’ailleurs, des peintres viennent ici depuis plus de 1200 ans (et probablement plus encore) pour rechercher calme et inspiration. En fait de calme, nous avons trouve la-haut un calme tres « relatif ». Cet endroit tres touristique attire des FOULES de touristes chinois, qui suivent un guide avec petit drapeau et hurlant dans un haut-parleur. Heureusement, ceux-ci prennent un infame telepherique, arrivent en haut, vont sur 2 ou 3 sommets, et repartent aussitôt. Nous avons echappe a cette foule en montant bravement des milliers de marches en une longue et sportive journee. Puis, malgres la pluie presente dans ces hauteurs, nous avons dormi tout en haut de la montagne, sous les etoiles. Et ceci afin d’admirer le fantastique lever de soleil. Le spectacle s’est avere etre a la hauteur de nos esperances et de notre fatigue. De la-haut, les pics semblent emerger d’une mer de nuage. Il y avait un vent tres fort, c’etait vraiment magique. Nous avons rencontre au retour de tres sympathiques amoureux chinois avec qui nous avons fait un bout de chemin dans les nombreux bus pour atteindre la ville. Un detail en passant, en Chine, les couples sont nettement moins « demonstratifs » que les francais, les gens ne se tiennent pas par la main, ils ne montrent aucuns signes de tendresse sauf avec les tres jeunes enfants.

GUILIN ET YANGSHUO

Apres beaucoup de bus, beaucoup de train et encore beaucoup de bus, nous sommes descendus tout au sud de la Chine, dans la region de Guilin. Nous etions epuises, car apres une nuit de train, l’ascension de la montagne, et une nuit sur les rochers, nous avons encore eu une nuit et une journee de train : Et attention, par n’importe quel train. Amis de l’inconfort total, bonsoir ! Nous voulions a tout prix descendre au plus vite, et les seules places qui restaient pour le trajet de 24h etaient des places en catégorie « ASSIS DUR ». Il faut l’avoir fait une fois dans sa vie. Mais si possible, il faut eviter par la suite de recommencer. Non, c’est pour rire, nous verrons probablement pire plus tard dans notre fantastique voyage. Mais voici un tableau de la situation . L’ « assis dur » correspond a un wagon bourre a craquer. Sur chaque rangee, il y a 10 sieges face a face. Les enfants, qui sont nombreux dans ces wagons-famille-nombreuse, n’ont jamais de ticket. Ils se mettent forcement avec un adulte. C’est genial de voir la bonne ambiance qui regne dans ces wagons, malgres un inconfort certain. Les enfants chinois sont des durs, ils s’amusent pendant des heures avec rien, et ils ont vraiment des « bouilles d’amour ». Mais voilà, quand vient la nuit, ils s’endorment et nous avons ete incroyablement surpris de voir tous les parents se lever ou se mettre par terre pour laisser s’allonger les nombreux bambin. Par terre, vu que tout le monde crache, jette ses pelures, noyaux et nouilles, il nous semblait impossible de s’allonger. Et pourtant, plein de chinois s’installent des que la nuit tombe entre les pieds des autres, sous les sieges etc. Bonjour la claustrophobie! Nous avons tente de dormir assis, dans des positions abracadabrantes pour ne pas ecraser ceux qui etaient par terre et tout autours. Quelle experience, et quels torticollis ! 24h memorables (PS : pour les parents, ne vous inquietez pas, nous ne le referons pas de sitot !). Arrives a Yangshuo, nous aspirions a un peu de paix et de confort. Et la, le paradis des voyageurs epuises ! Nous nous retrouvons dans une villecharmante, au milieu des rizieres et des collines karstiques verticales si typiques de la region de Guilin, au bord d’une riviere paisible. Juste assez de tourisme pour que nous trouvions un hotel tout neuf, et comble du bonheur ils servent… des bols de muesli au vrai yaourt (comme quoi, le bonheur est a portee de main quand on y pense !). Il faut avouer que pendant 5 jours, nous nous sommes gaves de lait et de yaourts. Et des bonnes spaghettis, et des croissants au beurre… L’Eldorado, sans exagerer. La, nous avons loue des bicyclettes, et sommes partis visiter la region. Cela veut dire en fait que nous nous sommes delicieusement perdus dans les rizieres, entre les champs impeccablement cultives, et entre les collines et les cours d’eau. Les paysans parlant uniquement chinois, il n’est pas toujours facile de retrouver son chemin. Mais les chinois sont d’une grande gentillesse, nous offrant des fruits, nous aidant quand un frein lache… Nous nous souviendrons de ces ballades dans les rizieres. C’est vraiment la campagne chinoise telle que nous la revions : Des buffles enormes qui s’immergent completement dans les rivieres et se couvrent de boue. Des paysans a chapeau pointu qui labourent les champs pleins d’eau avec ces animaux muscles… En chine, il y a beaucoup de bouches a nourrir, et dans cette region tres fertile, chaque centimetre carre est exploite ! Il y a tant de legumes et de fruits que nous ne connaissons pas ! Cela explique en partie la richesse de la cuisine chinoise ! Nous avons aussi fait une ballade sur la riviere, dans une petite embarcation en bois, entre des collines comme des doigts qui sortent de la terre : C’est tellement romantique ! Autre evenement memorable : Le marche. Haut en couleurs. Et en sensations. Oui, ce n’est pas une blague, ici, on mange des chiens (c’est bon pour les > maladies des os, nous a precise une gentille etudiante chinoise qui nous a servi de guide une matinee), des sepents (on les denudes, ca ressemble ensuite a un gros vers enroule sur un baton qu’on fait frire. Nous n’avons pas> essaye, l’hygiene semblait plus que douteuse). C’etait biensur surprenant de voir les chiens dans des cages minuscules, entre les canards et les poulets. Nous avons aussi pu observer comment on tue et prepare ici une poule en 5 minutes chrono. C’est un peu dur, ames sensibles s’abstenir : Ils tendent le cou vers l’arriere, donnent un petit coup de hachoir dans le cou, attendent que la poule se vide de son sang, l’ebouillante encore semi-vivante, et finalement la plument. Desoles pour les details choquants. A Guilin, nous avons visite une grotte immense, comme en Europe. Mais ici, c’est trop drole, les chinois mettent des eclairages tout a fait « boite de nuit », de toutes les couleurs, un vrai feu d’artifice. Ceci ajoute aux eternels guides a haut-parleur, cette visite n’etait pas tres recueillie, mais nous avons bien ri : Les chinois mettent toujours des noms invraissemblables aux stalagmites-tites, tels « dragon discutant avec un petit oiseau se penchant vers une mare de lotus »… Voilà, il y a encore tant de choses a vous dire, comme le fait qu’ici Mao, aussi fou que cela puisse paraitre, semble adule par plein de chinois (les pendentifs, casquettes et sacs a son image s’arrachent comme des petits pains). La desinformation est totale, nous avons discute avec une etudiante> de notre age qui disait des choses incroyables sur l’ histoire recente du pays et les exploits de Mao… Difficile de lui dire que tout ce qu’on lui apprenait etait trafique… Ce voyage en Chine nous fait beaucoup reflechir, et nous apprenons tant de choses !

Tuesday, August 10, 2004

De Pekin a Shanghai

ARRIVEE EN CHINE, PEKIN
Ce matin, nous nous reveillons dans le train un peu frigorifie. Tout semble beaucoup plus humide et en regardant au dehors, nous nous apercevons que les arbustes et arbres ont refait surface. La nature est verdoyante. Bientot un arret, nous descendons du train pour humer l’air frais et degourdir nos jambes. Mais…comment se fait-il que nous ne comprenons plus rien aux affiches. Partout des signes et symboles, des sortes de petits hieroglyphes illisibles! Il n’y a plus de doutes, nous sommes en Chine! Ces premieres impressions sont vites accompagnes par d’autres, encore plus incroyables. Le train poursuivant son chemin dans la montagne, nous sommes bientot tous scotches aux fenetres. Ca y est, la! un morceau, la une tour et la-bas plus loin des escaliers. Devant nous par ci par la se devoilent des bouts de la grande et majestueuse muraille de Chine. Un des plus grands edifices jamais cree. La montagne se montre bientot entrecoupe sur toute ses cretes. Ce sont des images impressionantes que nous voyons la et qui ne nous quitterons pas de si tot. Le train poursuit son chemin vers Pekin, destination tant attendu par nous deux. Nous prevoyons d’y passer au moins une semaine pour s’y detendre, visiter, flaner et s’habituer a cette toute nouvelle culture ou se tremoussent 1,2 miliards de chinois. Pekin, une ville immense. A la sortie de la gare et sous une pluie battante, nous decouvrons pour de bons que les gers et troupeaux de chevres ont laisse la place aux gratte-ciel. Mais nous ne perdons pas une minute. Premiere chose a faire, recuperer a la poste restante nos guides. Et oui, ils sont bien arrives, Dieu soit loue! Nous renvoyons du meme coup, les souvenirs et bricoles achetes jusqu’a present. Le metro nous amene a notre auberge reserve qui en fait, du a un overbooking nous renvoie a l’autre bout de la ville. Quel bonheur de trouver une chambre avec salle de bain, eau courante et electricite! Nous lancons des notre arrivee a cette auberge une lessive generale, il etait temps. Nous voila enfin pret pour sa lancer a l’assaut de la Chine…

Nous nous balladons pour la premiere fois en Chine, a la recherce d’un restaurant et trouvons notre bonheur non loin de l’auberge. Un restaurant local. Voyant que la carte est evidemment ecrite en chinois, elle devient completement inutile. Grace a nos guides bien concus, nous reussissons a nous faire plus ou moins comprendre. Neanmoins, le reste du temps, lorsque nous serons au restaurant, nous montrerons aux serveuses les plats des voisins ou imiterons les animaux (porc, poulet et autre…). Bref, en ce qui concerne la nourritures, les chinois font parti des champions. Il y a vraiment de tout et nous nous regalons a chaque repas. Tout est delicieux, en commancant par le fameux canard laque, la fondue mongole, tous les legumes differents que nous n’avions jamais vu auparavant en passant par des choses plus bizarroides comme les crabes et oiseaux frits, les raviolis enormes et les nouilles algueuses. Les chinois mangent en quantites et nous avons toujours beaucoup de mal a terminer nos plats. Il faut aussi ajouter que les serveuses sont la plupart du temps autour de nous, nous bichonnant et voulant a tout prix nous mettre a l’aise, c’est excellent!

Dans Pekin, nous avons visite, comme tout bon touriste qui se respecte, la cite interdite (avec autant de palais que de touristes chinois avec parapluies pastels pour se proteger du soleil), le palais d’ete (jardins et lacs avec pagodes aux milles peintures, un regal pour les yeux… et un desastre pour l’appareil photo!), la place Tian’anmen (la “plus grande au monde”, avec encore une fois une queue de touristes, essentiellement chinois, faisant la queue pour le mausole de Mao). Nous avons vu l’opera chinois de Pekin (avec ses chanteuses qui miaulent etrangement au son de gongs). Bon, nous avons aussi beaucoup visite de magasins et marches en tout genres: En esperant que la poste chinoise est fiable, car nous avons renvoye a la maison plein de merveilles, dont une robe rouge a dragons faite sur mesure et des chaussons assortis (Sur mesure aussi, car les chinoises ont de tres petits petons). Il ne nous fallait pas quitter Pekin sans passer au cine pour voir un film local sorti fraichement des studios de Hong Kong (the flying daggers). Deux heures de combats d’arts martiaux de pure folie.

DATONG
Apres nous etre bien reposes a Pekin, nous partons vers l’Ouest pour Datong. Une Grosse ville bien chinoise, sans grand interet au premier abord, sauf qu’a proximite se trouvent les tres romantiques “cavernes de la crete nuageuse”, et un monastere de toute beaute, construit sur une falaise abrupte. Nous testons par la meme occasion les trains de nuit chinois (nous le prendrons 4 fois en 1 semaine, c’est sportif!). Le plus rigolo est de tenter d’acheter un billet de train. Nous recopions donc laborieusement les lettres chinoises pour faire comprendre ce que nous voulons, et c’est un vrai plaisir quand nous parvenons a finalement nous faire comprendre! Il a fallu plusieurs fois demander l’aide d’agences de tourisme (a notre grand regret! C’est tellement plus gratifiant de reussir a s’en sortir seul!) pour trouver des billets sur le marche noir. Ne nous demandez pas pourquoi, nous-meme ne comprenons pas toujours pour quelle raison obscure tel ou tel service ne fonctionne plus, tel billet ne peut etre emis etc… Ici, tout est un peu flou, tous les prix doivent etre marchandes (de la pomme au ticket de bus), et pas seulement par les pauvres touristes que nous sommes (!) mais aussi par les locaux. C’est un peu fatiguant a la longue, mais nous nous y habituons et nous prenons meme en confiance!

PINGYAO
Nous faisons ensuite une plongee dans une ville tres ancienne de Pingyao. C’est un regal pour nous car cette ville ressemble beaucoup plus a l’idee que l’on peut se faire d’une ville chinoise provinciale. Rien a voir avec Pekin! La vieille ville, entouree de hautes murailles en terre, est un dedale de rues ombragees, avec partout des magasins peints, des maisons aux toits reccourbes, des lanternes rouges enormes, des calligraphies peintes aux murs… Devant chaque maison sont accroches des grigris qui empechent les mauvais esprits de rentrer… Arrives de tres bon matin dans cette ville d’un autre temps, nous discutons avec des chinois decidement extrement sympathiques, dont les enfants apprennent l’anglais a l’ecole (Ils se debrouillent bien mieux que nous au meme age!!!!) et servent d’interprete. Chacun ici fait a l’ombre fraiche du matin ses petits exercices (certains mouvements ont une utilite qui nous semble mysterieuse). A 6h du mat, les rues en terre sont pleines de monde, chacun commencant sa journee par un bon bol de riz-legumes, ou par la pratique de danses collectives…

XI’AN
Apres ce bol de calme, nous decidons d’aller dans la ville de Xi’an, celebre pour l’armee de terre cuite vieille de plus de 2000 ans qui a ete decouverte il y a quelque 30 ans. La visite se revele etre a la hauteur de tout ce que nous imaginions, et malgre un ticket d’entrée vraiment trop cher, nous ressortons eblouis par cette visite. (D’une facon generale, voyager en Chine n’est pas donne… A cause du prix des visites et des billets de train). Dans la ville de Xi’an, nous allons nous detendre dans le paisible jardin d’une des principales mosquees du pays: En effet, il y a ici une minorite chinoise musulmane. Nous avons peut-etre oublie de vous dire qu’il faut tres tres tres chaud, et qu’au debut de l’apres-midi, a plus de 40 degres a l’ombre, nous recherchons la fraicheur… La mosquee est interessante, car elle mele des decorations de style chinois et arabe. Comme partout, nous nous regalons ici, c’est un vrai bonheur.

SHANGHAI
Apres un autre train de nuit, c’est decidemment tres pratique ces train de nuit, nous arrivons dans une des megalopoles de ce monde, Shanghai. Des la sortie de la gare, un brouhaha enorme. Comment s’y reperer? Exceptionellement, nous ferons multiple usage du taxi pour ces quelques jours, voyant aussi que les deux lignes de metro sont insuffisantes pour se deplacer. Shanghai est le poumon economique de la Chine, une immense maree de gratte-ciel et de modernite etroitement lie a la culture chinoise millenaire. La vielle ville chinoise aux palais et jardins fantastiques en son coeur essaie tant bien que mal de survivre mais pour combien de temps encore? Ici, a Shanghai, nous ne sommes plus vraiment en Chine, surtout quand on se ballade dans l’ancienne concession francaise ou se trouvent une multitude de restos, de bars et de dancing. Nous avons meme la chance de rencontrer un ancien de l’EPFL avec qui nous passerons une superbe soiree “europeenne”. Cette ville immense renferme neanmoins un des plus beau musee et egalement jardin de Chine qui nous ferons decouvrir des beaute en matiere de bronze, de pierre de jade, de sculptures et encore bien d’autres choses. Nous passons quelques jours fantastiques dans cet immensite de ville, nous flanons et profitons du temps pour organiser la suite de notre voyage. Celui-ci nous ammenera probablement vers le centre et le Sud de la Chine. Hier, pour clore en quelque sorte notre sejour a Shanghai, nous avons passe la soiree dans la troisieme plus haute tour du monde, la Jim Mao tower (420 m, 88 etages) a boire un verre dans le bar de l’hotel le plus haut du monde, au 87eme etage. Une vue splendide sur tout Shanghai au coucher de soleil, les lumieres des neons etincelants dans la ville, un moment delicieux. Ce soir, le train de nuit pour la montagne jaune, montagne sacre pour les chinois nous emmenera au Sud-Ouest de Shanghai vers de nouvelles aventures…